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Cake day: August 24th, 2023

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  • C’est une remarque intéressante. Le droit de disposer de son corps est également le droit de l’abîmer, je pense que les gens ont droit au suicide. C’est vrai que l’ignorance est un souci mais beaucoup de choses mortelles sont en vente libre comme les couteaux ou l’eau de javel. On peut craindre les gourous façon Raoult qui pousseront les gens à prendre des médicaments dangereux, mais c’est l’acte de faire du mal aux autres qu’il faut interdire et non les substances elle-mêmes.

    Cependant l’acte de prendre certains médicaments peut faire du mal à d’autres, par exemple si la quantité est limitée ou si l’efficacité générale baisse à l’usage comme pour les antibiotiques. Alors il serait justifiable d’avoir un mécanisme de contrôle je suis d’accord.









  • C’est un simple fait que nous sommes en retard sur les turbines et la furtivité. Le Rafale est un avion dont la conception a commencé dans les années 80 et qui commence déjà à être surclassé dans des exercices face à des avions plus modernes. La production en masse du F35 le permet d’être proposé à environ 80 millions d’euros là où le Rafale en coute environ 110. Son interopérabilité avec le reste de l’OTAN et ses mises à niveau futures ne font aucun doute dans le sens où il a été adopté en grand effectif par de nombreux pays.

    Le F35 est à la fois meilleur et moins cher que le Rafale. Il est donc politiquement malaisé pour d’autres pays de choisir le Rafale.

    Trappier fait régulièrement des sorties dans les médias. C’est la plus violente jusqu’alors mais loin d’être la première. Ça ne doit pas particulièrement aider aux négociations.


  • Ça flatte nos égos de frouze d’entendre à quel point on a raison et les autres ont tord, mais la diplomatie française sur ce point est très contre-productive. Pas juste Éric Trappier mais aussi Macron lui-même qui pendant le sommet de l’OTAN twitte une pub pour le Rafale.

    Actuellement c’est le moment de convaincre les Européens que les Américains ne sont pas fiables et qu’il faut construire ou consolider une industrie de l’armement Européenne. Ça veut dire vaincre les accusations de chauvinisme et de recherche de profit… Ce que nos dirigeants échouent totalement à faire.

    C’est pas facile à entendre mais pour construire à l’échelle européenne la France ne pourra pas rester indépendante dans tous les domaines, il faudra accepter que certains “fleurons nationaux” intègrent des groupes européens.



  • Malheureusement tu es un des membres pro-LFI les plus actifs ou visibles de la communauté et donc tu fais un peu paratonnerre.

    À titre personnel j’ai de nombreux désaccords avec l’art et la manière de LFI mais pas avec ses valeurs ou ses militants. Je suis content que des gens portent le point de vue LFI dans la communauté. Et je voudrais éviter la situation /r/france où des gens qui se détestent en gros refusent de se parler (les fachos sur les threads faits divers et les stals sur les threads Oxfam) ; je pense que c’est cool de pouvoir échanger dans le respect avec des gens comme le permet une petite communauté.


  • Je pense que c’est là un gros point de désaccord entre les LFIstes et les autres. Je pense que beaucoup te répondront que justement LFI en général et Mélenchon en particulier ont une certaine tendance à tendre le baton pour se faire battre.

    Plus largement je suis un peu inquiet car j’ai l’impression qu’il y a un peu un état d’esprit à LFI qui veut que le monde entier soit contre eux. Ça les rend sensibles au discours complotistes et à la “chasse aux traîtres”.


  • Je comprends le pessimisme ambiant, mais il existe un chemin “réaliste” (pas probable, mais plausible) vers une candidature unie.

    Mélenchon ne voudra jamais participer à une primaire certes, mais :

    • si ce sondage était avéré (bloc central faible qui ne bénéficie pas de report de voix PS, RN fort) ;
    • et que le candidat “union de la gauche sauf LFI” parvenait à capter tout le “vote utile” de gauche dont LFI bénéficiait aux précédentes présidentielles (et dont l’ampleur est à débattre) ;
    • et que LFI se retrouvait disons à 8% dans les sondages contre 16% pour ce candidat “union de gauche” ;
    • et que ce candidat était LFI-compatible (par exemple Hamon ou Castets, l’épouvantail étant Glucksmann).

    Alors LFI aurait une pression gigantesque pour s’y rallier en échange de quelques ministères, y compris de sa base.

    Avant d’arriver là il faudrait que les factions pro-NFP du PS et du PCF gagnent leurs batailles internes respectives.


  • Quand même tu comprends la différence entre une forme juridique et une réalité politique ?

    Pourquoi ne pas faire correspondre la réalité et la forme juridique, afin que les tribunaux puissent rectifier le tir en cas de problème ?

    La fin des cartes d’adhérent a été souhaitée par la base militante

    Comment faire une telle affirmation quand il est impossible de définir la base militante ? On peut lui faire dire n’importe quoi vu qu’il n’y a pas de critère d’appartenance.

    pour mettre fin à l’entrisme et aux appareils verrouillés contrôlés par les encartés

    Comment est-ce que cela met fin à l’entrisme ? Un parti qui dispose d’un processus d’adhésion peut exiger qu’elle soit exclusive, ce que LFI ne peut pas faire.

    Pour la deuxième partie, quel est le souci qu’un parti soit contrôlé par ses adhérents ?

    ils sont membres de groupes d’action locale et d’assemblées représentatives qui ont un contrôle total sur les actions locales du parti

    Tant mieux, mais LFI est avant tout un parti national et son implantation locale est embryonnaire. Dès lors toutes les actions locales sont a visée nationale et sont soumises aux réactions de la direction qui n’hésite pas à se débarrasser les gens qui seraient un peu trop indépendants.

    Par exemple le club Autain, Corbière etc ont été vidés parce qu’ils voulaient créer un courant interne à échelle nationale. Les courants internes nationaux sont acceptés dans tous les grands partis de gauche sauf LFI.

    Il y a un vrai parcours militant -> élu à LFI qui n’existe dans aucun autre parti.

    Il est tout à fait possible de commencer militant et de finir élu dans d’autres partis, je ne sais pas ce qui te fait dire que c’est impossible ailleurs. Globalement la politique en général c’est rempli de bénévoles qui sont très motivés pour devenir professionnels et c’est de ce vivier que sortent la plupart des politiciens.

    Et inversement quand on voit les candidats présentés par LFI, on peut penser que le parti est en train de tomber à court de cadres. Quand on présente Guiraud, Delogu, Boyard (qui parvient à perdre une élection quasi imperdable), c’est qu’on a rien de mieux. Même Bompard en candidat premier ministre, je n’ai rien contre lui mais il est une créature d’appareil qu’on tente de transformer en candidat successeur à Mélenchon parce que Quatennens est grillé.

    Critique paresseuse.

    Est-il nécessaire d’insulter les gens ?



  • Je ne suis pas du tout expert en négociation mais voilà les principes que j’ai:

    1. avant tout, négocier avec la bonne personne : qui a véritablement la main sur ton salaire et peut prendre la décision ? Si cette personne ne sait même pas ce que tu veux, tu ne l’obtiendras pas !

      Si par exemple tu exposes tes arguments à ton chef mais en fait c’est ton n+3 qui décide, ça veut dire que tu dois faire confiance à tes chefs pour arriver à porter et défendre ton cas, ce qui est pas idéal ; il faut trouver un moyen d’aller parler au n+3 directement (sans pour autant te faire tes ennemis des intermédiaires, qui peuvent mal le prendre).

      Ce n’est pas forcément évident de savoir qui est le meilleur interlocuteur car ils se renvoient souvent la balle.

      .

    2. évaluer le rapport de forces : la négociation n’existe que si les deux parties pensent avoir quelque chose à gagner. Il faut défendre que leur meilleur choix pour eux est de t’augmenter.

      Donc d’un coté la carotte (“regardez mes performances sont excellentes car j’espère faire mes preuves et être récompensé”, “je fais actuellement le travail de 2 personnes”) et de l’autre la menace (“si mon engagement n’est pas récompensé, je partirai voir ailleurs”, “je pourrais me limiter aux missions et horaires inscrits dans mon contrat”).

      Malheureusement il est difficile de négocier une augmentation en promettant une amélioration future des performances (sauf à l’embauche !), donc souvent il faut d’abord être performant et ensuite espérer que ce sera récompensé.

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    3. personnaliser la discussion : si tu arrives à sortir du cadre “purement rationnel” ce sera probablement à ton avantage, c’est pour cela que les représentants de commerce invitent les clients potentiels au restaurant par exemple. Si les gens savent qui tu es en tant que personne, ce sera déjà mieux que d’être une ligne dans un tableau excel — encore mieux s’ils t’apprécient. Donc essayer d’envoyer une image cordiale professionnelle, et s’assurer que les décisionnaires savent qui tu es et ce que tu veux.

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    Donc en gros essaye de te mettre à la place de la personne que tu veux convaincre et réfléchis à ce qui pourrait la pousser à prendre la décision qui t’arrange.


    J’ai lu et relu la convention collective. Actuellement je suis B et avec mon binôme, on est clairement persuadé d’être des C car qualifiés et autonome. Ça c’est un peu the argument

    Super argument, si tu peux “objectifier” le plus possible à travers des mesures chiffrées etc ça ajoutera du poids à ton argument. Par exemple “l’année dernière j’ai augmenté de 15% l’efficacité de ABC”, ou “j’accomplis des tâches XYZ qui sont sur la grille d’avancement comme le niveau au dessus du mien”.

    Ensuite, il y a tout simplement le coup de la vie. Je me dis que cet argument est bidon car ça n’est pas son problème que j’achète des pâtes eco+ ou barilla.

    Je pense que dire “sur la periode 2023-2025 l’inflation est de 7.2% or mon salaire n’a augmenté que de 3% j’ai donc perdu 4.2% en pouvoir d’achat” est un véritable argument que tu peux présenter, mais tu as raison que ça ne peut être le cœur de ton argumentaire. Le sous-entendu est que le salaire qu’ils te proposent devient moins compétitif en l’absence de réévaluation.

    Bon bref, j’ai matière à argumenter sur mes missions tout ça. Mais je ne suis pas du tout préparé à ça, elle, c’est son job. J’ai l’impression de me préparer à une bataille contre un char, alors que je n’ai qu’un slip, un slip de qualité mais juste un slip.

    Oui malheureusement la négociation est structurellement à l’avantage de l’employeur.

    Si tu as des soucis pour t’exprimer ou quoi essaye de t’entraîner avec un ami ou un collègue, qui jouera le role de ton interlocuteur. N’hésite pas non plus à apporter des notes aux réunions (qui pourront en plus servir de base de discussion s’il y a des faits dedans comme des performances chiffrées par exemple).

    Regarde aussi comment tu peux te mettre en confiance ; le principal c’est d’être sur de ce que tu dis et de l’énoncer clairement, mais tu peux aussi essayer par exemple de bien t’habiller et d’inviter à une réunion des gens qui te sont favorables (pas exemple ton chef s’il est d’accord avec toi pour appuyer ta demande auprès de la hiérarchie, ou dans d’autres contextes un collègue ou représentant du personnel pour confirmer tes dires).

    Je dirais aussi de privilégier une réunion en personne plutôt qu’en visio car tu es dans une position d’infériorité or la visio renforce les hiérarchies car c’est plus difficile de prendre la parole (et tu as d’autant plus intérêt à venir en personne si tu es grand et beau lol).

    Un petit detail, je pense que le turnover ne soit pas un réel problème pour eux. Ça fait juste une annonce a créer sur les sites de recherche d’emploi.

    À voir selon ton rôle et ton secteur, mais recruter quelqu’un peut coûter des millers d’euros (salaires de RH ou emploi d’un cabinet de recrutement, entretiens), et ils faut souvent plusieurs mois pour que la nouvelle recrue monte en compétence sur le poste. Donc c’est un vrai souci pour eux.


    N’hésite pas à passer des entretiens ailleurs, ça te fera de la pratique et ça te renseignera sur les conditions du marché (combien on t’offre, comment les concurrents de ton entreprise voient la tienne…). Attention cependant à arriver avec une offre concurrente en exigeant que ton entreprise se mette au niveau, oui ça marche mais il faut avoir le bon timing (tu les mets au pied du mur, certaines entreprises sont tellement mal fichues qu’elles n’arrivent tout simplement pas à réagir) et ça peut envenimer la situation à l’avenir si tu restes.

    Et en conclusion il ne faut pas t’en vouloir si tu essayes et que ça ne marche pas, malheureusement tu n’as pas toutes les cartes en main, et tu ne peux pas savoir quelle est exactement leur situation ni même s’ils agissent de manière rationnelle. L’important est de t’être donné une chance et d’avoir défendu au mieux ton cas.



  • D’accord merci, c’est interessant “le totalitarisme nationaliste et raciste” comme définition.

    Je ne sais pas si je peux être d’accord car je trouve que “totalitarisme” est une notion fourre-tout, très comparable à “fascisme” dans le sens où dans le langage courant j’ai l’impression elle désigne juste “l’inverse de la démocratie”.

    Si le totalitarisme est l’immiscion du politique dans la sphère privée alors l’interdiction de la sodomie dans la Florence du 15ème et plus largement toutes les religions sont totalitaires. Ou bien, à l’inverse, le fait que le SPD en Allemagne ou la CNT en Espagne aient pu rejaillir après la fin des dictatures qui les avaient interdites montre que le régime n’était pas si intime que ça puisque les gens n’en avaient pas moins des opinions interdites. Je trouve que ce n’est pas une distinction utile.

    De la même façon, je trouve que désigner toutes les droites dures comme fascistes fait perdre de l’intérêt à ce mot car justement il ne désigne plus de distinction utile. Pourtant il y a des distinctions nettes, par exemple Franco était soutenu à la fois par les catholiques réactionnaires et les Falanges fascistes, et il a largement choisi les premiers après l’attentat de Begoña et plus globalement la défaite de l’Allemagne. Ou de nos jours Trump qui est courtisé par des chrétiens radicaux, des néo-nazis comme Bannon et des techno-libertariens comme Musk.

    Je trouve que la définition de Roger Griffin (“ultranationalisme palingénétique”), qui est basée sur les textes et discours des fascistes eux-mêmes, est plus utile pour distinguer les “vrais fascistes” des “simples réactionnaires”.